Colloque : « L’intérêt de l’enfant : mythe ou réalité ? »

Colloque : « L’intérêt de l’enfant : mythe ou réalité ? »

Le lundi 4 décembre 2017, de 8H30 à 17H30, à Aix-Marseille Université
 

Faculté de Droit et de Sciences Politiques,
3 av. Robert Schuman,
13100 Aix-en-Provence, Amphithéâtre Peiresc.

Colloque inter-laboratoires : CDELDPSC.

Sous la direction de : Anne-Claire Réglier et Caroline Siffrein-Blanc, Maîtres de conférences à Aix-Marseille Université, respectivement membre du Centre de Droit Économique et membre du Laboratoire de Droit Privé et de Sciences Criminelles.

Inscription obligatoire en ligne
Gratuit pour les étudiants AMU.

Alors que pendant longtemps, le mineur n’a été qu’objet de protection juridique car l’on considérait que la protection relevait naturellement de la famille, progressivement se sont mises en place des mesures protectrices de l’intérêt de l’enfant qui ont été le résultat de l’intervention de l’État. Le mineur est alors devenu sujet de protection dont l’une des premières manifestations a résidé dans le droit ouvrier. Ainsi, a progressivement émergé la notion d’« intérêt de l’enfant ».
Au-delà de cette consécration, force est de constater que ce concept reste flou aussi bien en droit interne que dans les droits supranationaux. Cette notion juridique apparaît difficilement saisissable.
L’objectif de la manifestation envisagée est d’engager une réflexion transversale sur la notion d’« intérêt de l’enfant ». Celle-ci se retrouve, en effet, dans plusieurs branches du droit  et même au-delà, aussi est-il opportun de croiser les regards de l’historien du droit, des spécialistes de droit du travail, de droit international, de droit européen, de droit pénal, de droit de la santé, de droit international privé, de droit de la famille, de droit économique et en particulier de droit du sport, pour avoir une approche plus juste de cette expression consacrée en droit interne et dans les droits supranationaux.
En outre, quand on analyse l’application pratique de la notion, la supériorité de l’intérêt de l’enfant semble être remise en cause au profit d’intérêts concurrents, en particulier ceux de ses parents, aussi bien lorsque sont en jeu des droits patrimoniaux qu’extrapatrimoniaux du mineur. L’évolution du droit, et notamment dans le domaine de la filiation, conduit donc aujourd’hui à s'interroger sur la réelle primauté de l'intérêt de l’enfant.

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