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De l’héritage au partage. Mécénat et Cours européennes – Colloque sur site – du 04 au 06 novembre 2026 – Université de Lausanne (Suisse)

Mise en ligne 13 10 2026

Annonce Calenda 1 439 304 (extraits)

Le patrimoine culturel des époques médiévale et moderne fascine et attire. Qu’il s’agisse des bâtiments anciens, des grandes collections muséales ou des expositions historiques: le nombre de visiteurs ne cesse de croître depuis des années. Les raisons de ce succès  sont multiples, mais les objets au centre de l’intérêt ont un aspect commun: ils n’avaient pas été produits comme témoins d’une culture quelconque, mais ils servaient des buts bien spécifiques et concrets. Ce qui est aujourd’hui perçu comme un reflet d’une  culture qui se veut souvent nationale, régionale ou européenne fut en réalité généré dans des contextes de patronages nobles. Or, qui étaient les mécènes? Le ministère français de la Culture définit le mécénat comme «le soutien matériel apporté, sans contrepartie  directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l’exercice d‘activités présentant un intérêt général». La question reste ouverte de savoir si les périodes médiévale et moderne connaissaient en effet des phénomènes que nous pouvons aujourd’hui appeler «mécénat». D’une part, on a identifié le patronage princier comme l’un des fondements de la figure de l’«artiste», en littérature, en peinture ou dans d’autres domaines. Par ailleurs, la pratique de l’histoire culturelle des dernières décennies a bien montré les effets et les conséquences politiques de la production culturelle dans le contexte des cours princières.

Entre ces deux pôles, notre colloque vise à réunir une série d’études de cas qui permettent de mieux saisir les enjeux de la production culturelle autour des cours françaises, allemandes et voisines aux époques médiévale et moderne: qui étaient les potentiels «mécènes» et quelles raisons avaient-ils à investir dans la production artistique? quelle est la part de l’intérêt et des enjeux politiques? quel rôle a joué la dimension du plaisir artistique et esthétique? et quelle portée peut-on attribuer au religieux et à la spiritualité?

A l’occasion de ce colloque international, la Fondation pour la protection du patrimoine culturel, historique et artisanal mettra fin à près de 30 ans d’activité. Elle a soutenu plus de 350 projets en Suisse et à l’étranger, contribué à plus de 150 publications et attribué près de 40 bourses à des doctorants et chercheurs. L’ouverture du colloque sera ainsi aussi bien consacrée au mécénat au travers de l’histoire médiévale et moderne, qu’à une réflexion sur le mécénat de demain.