Aller au contenu principal

Droit comparé décolonial et l'économie informelle/formelle - Fondation Afric’Avenir (Douala-Cameroun) et autres entités – date limite (propositions articles) 01 09 2026

Mise en ligne 10 03 2026

Annonce Calenda 1 367 625

Annonce Calenda 1 367 625 (extraits)

En mai 2027, le programme DeCoLa de l’institut Max Planck de Droit Comparé et International Privé organisera la quatrième édition de sa série d’ateliers sur le droit comparé décolonial au Cameroun. Organisée en partenariat avec la Fondation Afric’Avenir, cette édition vise à repenser la fracture entre l’économie formelle et informelle à travers une approche juridique comparative décoloniale. Elle vise également à contribuer à la consolidation d’une communauté de droit comparé décolonial à travers le continent africain et au-delà.

Cet appel fait partie de la série d'ateliers sur le droit comparé décolonial. Après les ateliers consacrés à la méthodologie (Johannesburg/en ligne 2020), au droit précolonial (Oxford 2022) et à la propriété (Brasília 2024), ce quatrième atelier examinera les approches comparatives décoloniales de l'économie informelle et formelle.

Les sujets potentiels incluent, sans s'y limiter :

  • Le commerce transfrontalier informel, y compris le commerce effectué par des peuples transcendant les frontières étatiques, indépendamment de sa légalité au regard de la législation nationale.
  • Les monnaies locales et digitales créées ou utilisées à des fins non coloniales.
  • Les économies autochtones et coutumières, urbaines comme rurales, y compris leurs propres systèmes de valeurs, pratiques d'échange et formes monétaires non coloniales.
  • Les communautés écoféministes, pastoralistes, et intentionnelles (par exemple les ZAD en France) ainsi que les modes précoloniaux ou autres modes traditionnels de création de valeur (indépendamment de l'ancrage historique effectif de la pratique).
  • Les droits du travail dans le travail informel, y compris la dépendance économique au sein de la relation employeur-employé et au-delà, les pratiques de résolution des conflits et l'organisation collective (par exemple les syndicats, les associations, les coopératives).
  • Le microcrédit, les titres alternatifs et les droits de propriété en tant que mécanismes d'accès au capital.
  • La (non-) reconnaissance juridique des travailleurs et travailleuses informel.le.s.
  • La migration et l'économie (in)formelle.
  • Le travail informel au cœur de la mondialisation.
  • Les entreprises numériques et mise en relation de travailleurs de l’informel via plateformes digitales (par exemple Instagram/TikTok, Yango/Uber).
  • Les contraintes imposées par l'État à la souveraineté économique locale, notamment la répartition spatiale et la réglementation des activités économiques formelles et informelles.
  • Les frontières floues entre les économies formelles et informelles : les travailleur.se.s opérant dans les deux contextes (par exemple, les emplois secondaires des fonctionnaires ; les ‘entreprenant.e.s’ ou les «débrouillard.e.s»).

Si votre recherche ne correspond à aucun de ces thèmes, nous vous encourageons tout de même à soumettre une proposition. D'une manière générale, nous invitons les auteurs à analyser et à déstabiliser la colonialité en examinant, de manière comparative, les imaginaires économiques et juridiques à travers lesquels les communautés (généralement, mais pas nécessairement, dans les pays du Sud) définissent, pratiquent ou refusent de pratiquer une économie au-delà (ou en dépit) de la colonialité.