Annonce Calenda 1 368 872
Ce colloque propose d’interroger, de manière large et sous un angle pluridisciplinaire, les ressorts et les limites de la politique « intégrée » de gestion des risques professionnels.
La prévention et la santé au travail suscitent toujours de nombreux débats, tant dans les sphères politiques et syndicales que parmi les professionnels du secteur et les chercheurs académiques. En France, le Quatrième Plan Santé Travail (2021-2025), assorti de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 9 décembre 2020 et de la loi du 2 août 2021, marque une ambition renouvelée des pouvoirs publics : faire évoluer l’approche, jusqu’alors centrée sur la mesure des risques professionnels d’une part, et la réparation des dommages et des atteintes à la santé des travailleurs, d’autre part, vers une logique axée sur la prévention primaire, la promotion de la qualité de vie et l’amélioration des conditions de travail (Cour des comptes, 2022). Face à la diversification des risques (Gamassou et Mias, 2022 ; Thébaud-Mony et al., 2015 ; Bouffartigue, 2014), l’entrée de nouveaux publics sur le marché du travail (di Paola et al., 2018) et la multiplication des dispositifs de prise en charge (Dumas, 2019 ; Mias & Wolmark, 2018), un nouveau bilan des transformations en cours peut être mené. Ce colloque propose ainsi d’interroger, de manière large et sous un angle pluridisciplinaire, les ressorts et les limites de cette politique « intégrée » de gestion des risques professionnels.